Pétition pour la défense des enseignants contractuels et vacataires
de l'Université de Strasbourg

"Agir ensemble pour une Université démocratique"

(SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, SUD Education UDS,
SNPREES-FO, SNTRS-CGT, SES-CGT)

et le collectif CONVACS


Une partie importante des enseignements à l'UDS repose sur l'activité de 4465 vacataires dispensant de quelques heures de cours pour les plus nombreux à plus 500 heures pour les plus engagés. Alors que pour la plupart d'entre eux cela représente une activité complémentaire à une activité principale, pour plusieurs centaines de collègues il s'agit en réalité d'une part substantielle, voire exclusive, de leurs revenus.

Alors que le second semestre s'achève, certains vacataires ayant accompli toutes leurs démarches administratives ne sont toujours pas payés, y compris pour le premier semestre . D'autres ne disposent pas encore de leur contrat de vacation pour l'ensemble de l'année. Cela ne fait qu'aggraver leur précarité.

Rappelons que la part et le nombre des enseignants non titulaires, qu'ils soient vacataires ou contractuels, augmentent au fur et à mesure du désengagement de l'État suite à la loi LRU et à la politique de réduction du nombre de fonctionnaires.

L'intersyndicale AGIR Ensemble et le collectif CONVACS combattent les effets néfastes de ce désengagement de l'État. Ils ont demandé et obtenu la mise en place d'une Table de négociation avec la Vice-présidence des Ressources Humaines. Elle a pour but d'élaborer une Convention de gestion qui reconnaisse la réalité de la contribution de ces collègues enseignants non titulaires. Dans un premier temps nous travaillons à contractualiser une quinzaine de collègues assurant des services allant d'un mi-temps à plus d'un temps plein, souvent depuis de très nombreuses années.

Aujourd'hui, après plusieurs réunions, la vice-présidence limite la contractualisation à deux ou trois personnes (ceux qui assurent un temps complet de 384h TD au moins). Elle se refuse à octroyer aux autres des contrats à temps partiel avec des arguments politiques et financiers qui ne sauraient tenir au regard du faible nombre de candidats et de la situation injuste dans laquelle ces derniers se trouvent.

La direction de l'UDS peut-elle continuer à traiter les enseignants vacataires non titulaires comme un personnel subalterne, disponible en permanence et au plus bas prix? Peut-on accepter que des collègues dévoués, aux compétences professionnelles reconnues et dont certaines de nos composantes ont besoin, stagnent dans la précarité ? Ce ne serait pas digne de notre université qui se réclame d'une tradition humaniste et qui vise aujourd'hui à l'excellence.

Les personnels de l' UDS signataires demandent :
1. Le règlement des salaires des vacataires encore impayés malgré des interventions répétées de CONVACS et « Agir ensemble »
2. La contractualisation urgente des enseignants vacataires assurant des enseignements équivalant à environ un mi-temps ou plus depuis plusieurs années (une quinzaine de personnes recensées aujourd'hui)
3. Une Convention de gestion des non titulaires leur garantissant des droits, une dignité et un véritable statut au sein de la communauté universitaire.